The Wisdom of Science

The wisdom of science. Its relevance to Culture & Religion

Hanbury Brown

Livre écrit par Hanbury Brown en 1986, mais toujours d'actualité. Robert Hanbury Brown est celui qui a découvert le centre Galactic avec Bruce Balick en 1974 grace a un radio télescope. Puisque j'étudie le centre Galactic (Sgr A*) dans mon travail de thèse, j'ai découvert par hazar que Robert Brown avait écrit ce livre fort intéressant qui nous parle de la science et de son influence sur notre société. Ce livre nous retrace l'histoire de la science avec ses principales avancées qui ont boulversées notre vision du monde. Il raconte l'attitude de la société face à la science, qui à beaucoup évoluée au cours des sciècles. La science comme moyen de changer le monde, d'interpréter le monde, la science et la culture, la science et la religion, tous ces thèmes fondamentaux y sont abordés. Quelques citations traduites par moi (le livre est en anglais), sorties de leur contexte pour vous donner un avant gout... Super lecture en tout cas! Ce qui m'a vraiment beaucoup intéressé en particulié, s'est la discussion sur 'l'utilité' de la science!

''Il y a 3 catégories de personnes; premièrement, ceux qui sont tout pour la religion, deuxièmement, ceux qui sont tout contre la religion, et troisièmement, ceux qui prennent la religion au sérieux! Je devrais prévenir mes lecteurs que la discussion de ce livre à propos de la dimension religieuse de la science est destinée seulement aux personnes de la troisième catégorie"  (Préface)

"97% de la recherche mondiale, mesurée en coût, est effectuée dans les pays dévelopés. De plus, les pays dévelopés ont environ 10 fois plus d'ingénieurs et de scientifiques par habitants que les pays en voie de dévelopement. Un effet évident et indésirable créé par ce déséquilibre, est que la majorité de la recherche et du développement mondiale est beaucoup plus influencée par les besoins des pays les plus riches que par les besoins plus urgents des pays en voie de développement." (Ch.1.11)

"A la fin du 18eme siecle, la philosophie mécanique était bien établie, et la physique et les mathématique, éventuellement la dynamique, était le principale modèle du savoir humain. Si bien que quand Napoléon Bonaparte demanda à Laplace pourquoi Dieu n'était pas mentioné dans son travail monumental de "Mécanique Céleste" (1799), Laplace répondit: 'Sir, je n'ai pas besoin de cette hypothèse'." (Ch.2.4)

"On ne peut pas réduire ou expliquer le comportement d'un système en termes de propriétées indépendantes des constituants du système." "Le réductionisme a ses limites." (Ch.2.16 "L'échec du réductionisme")

"Le sens commun, ne peut pas être utilisé pour comprendre le monde atomique et sub-atomique, notre expérience des choses de tous les jours que nous pouvons toucher et voir est seulement une infime partie de l'histoire. On admet maintenant que l'on ne peut pas savoir ce que sont les choses en elles-même, mais seulement comment elles se comportent quand elles sont observées." (Ch.2.19)

"La physique et l'astronomie nous ont montré que l'Univers est un endroit bien plus étrange que tout ce qui avait été envisagé" (Ch.2.19)

"Le savoir est un pouvoir... Notre capacité à produire du savoir dépasse largement notre habilité à utiliser ce pouvoir sagement." (Ch.3.1)  ("Power tends to corrupt").

"Pour pouvoir commander la nature il faut lui obéir." (Francis Bacon) (Ch.3.4)

"Paradoxalement, la demande très répandue, souvent suffisante en elle-meme, et apparement innocente, consistant à dire que toute recherche devrait avoir un rôle pertinant pour les besoins de la société est un des plus grand dangers à l'avancée de la science." (Ch.3.4)

"Notre vision de la science est encore très anthropocentrique - comme était notre vision médiévale de l'Univers. Bien que Copernic ait retiré la Terre du centre de la scène, il ne nous a pas retiré nous. On se voit toujours fermement au centre, la Nature étant là pour servir nos besoins, et nous aimons voir nos scientifiques faire quelque chose d'utile et de socialement responsable. Un des dangers de cette visison est que nous pourrions oublier que nous n'avons aucune raison de supposer que l'Univers ai été conçu avec à l'esprit notre bien-être, et que peut-être la plus grosse erreure que l'on puisse faire en essayant de le comprendre est d'assumer que ca va nous être utile. Si le future de la science, et de notre bien-être matériel, dépendent de notre capacité à améliorer notre connaissance de la Nature, alors nous devons reconnaître que la physique moderne nous enseigne que le monde est tellement bizarre, et apparement tellement  éloigné de nos idées classiques, qu'il ne peut pas être exploré dans un contexte utilitaire très restrictif, mais doit être étudié dans ses propres termes. Comme  Haldane nous le rappel, le monde n'est surement pas seulement 'plus étrange que nous le supposons', il pourrait bien être 'plus étrange que nous pourrions le supposer'." (Ch.3.4)

"Au temps médiéval il était presque vrai que l'on pouvait dire tout et n'importe quoi à partir du moment où c'était religieux. Aujourd'hui il est presque vrai que l'on peut dire tout et n'importe quoi du moment où c'est scientifique." (Ch.3.6)

"La science moderne nous en dit plus sur nous-même et sur le monde qu'aucune société avant nous n'avait su. Si nous voulons avoir un usage plus sâge de ce savoir, nous devons apprendre à traiter la science comme partie intégrale et essentielle de notre culture et non seulement comme un moyen de progrès matériel." (Ch.3.6)

"Rien n'illustre plus clairement le fait que nos plus gros problèmes ne sont plus national mais global, que le danger de la guerre nucléraire. Nos politiciens et leaders comparent leur arsenals et discutent fréquemment de leur force nucléaire, de la posibilité de développer une défense contre les missiles nucléaires [...]. Ils ne nous disent pas que des dégas seraient causés en dehors de la cible visée, sur le reste du monde, et même sur le pays qui a lancé les missiles. Les dégas ne seraient en effet pas confinés sur la cible mais pourraient mettre en danger la vie partout sur Terre. Par exemple, une récente analyse estime que dans un échange de missiles nucléaires correspondant à moins de 40% de l'arsenal russe et américain, la quantité de fumée émise dans l'atmosophère dépasserait plus de 100 million de tonnes, cette fumée absorberait 95% de la lumière du soleil qui éclaire l'ensemble de la surface de la Terre, et la température pourrait chutter en dessous de zéro sur de vastes régions pendant plusieurs mois. Un changement si brutal du climat crérait toute sorte de catastrophes ''naturelles'', et notament la perte des cultures céréalières. De plus il y aurait aussi les horribles effets de la radioactivitée elle-même qui ne seraient pas non plus confinés sur la cible visée." (Ch.3.7)

"Mais il y a une autre raison, moins évidente, qui prouve que la croyance selon laquelle la science n'est pas préocuppée pas les valeurs est une fausse conception. Ce serait regarder la science juste comme une collection de données et non pas comme une recherche coopérative de vérité qui génère ses propres valeurs. En fait, la plupart des gens qui font vraiment de la recherche scientifique trouvent qu'elle est mieux faite dans une communauté qui respecte certaines valeurs. Les quatres principales valeurs, nous dit Robert Merton, sont l'universalité, le communisme, le désintérêt, et le scepticisme organisé. L'universalité veux que la science soit indépendante de race, de couleur, de croyance, et devrait être internationale. Le communisme demande que le savoir scientifique soit un savoir publique; que les résultats d'une recherche soient publiés; qu'il y ait une liberté d'échange des informations scientifiques partout et entre tous les scientifiques, et que ceux-ci soient responsables devant la communauté de la crédibilité du travail publié. Le désintérêt demande que les résultats d'une recherche ne soient pas colorés ou manipulés pour servir une cause comme le profit personel, une idéologie ou une convenance; en d'autres termes, les résultats devraient être honêtes et objectifs; par ailleur, celà ne veux pas dire que la recherche ne doit pas être compétitive. Le scepticisme organisé veux que des propos ne soient pas acceptés par principe d'autorité, les scientifiques doivent être libre de les remettre en question, et la vérité de n'importe quel argument doit provenir d'une comparaison avec des faits observés. [...] Sans aucun doute, cette analyse et idéalisée et dépassée. Depuis sa création, la communauté scientifique a beaucoup changée; elle est devenue plus grande, plus industrialisée, plus collective et impliquée dans la politique. Aujourd'hui la majorité des scientifiques travaillent dans des équipes qui sont engagées dans le domaine militaire ou industriel; pour des inerêts secrets, beausoup d'entre eux ne peuvent pas obéir à tous les 'commandements' scientifiques d'une communauté plus académique. Pour la simple raison qu'ils ne peuvent pas faire passer les demandes d'universalisme et de communisme avant celles du commerce et du secret militaire. [...] La pression de la compétition pour obtenir des fonds de recherche mène aussi à des compromis avec ces ideaux. Par exemple, beaucoup d'articles scientifiques sont publiés plus pour impressionner  les agences qui fournissent les bourses que pour éclairer la communauté scientifique. Cependant ces valeures définies par Merton sont, je pense, encore respectées par beaucoup de scientifiques. Non pas qu'ils soient plus vertueux que les non-scientifiques - ils recherchent le pouvoir personel et la gloire comme tout le monde - mais parcequ'ils doivent leur obéir si ils veulent que leur travail soit accepté et évalué par la communauté scientifique." (Ch.3.8)

"Notre nouvelle vision de réel nous montre que nos déscriptions des choses ne nous disent pas ce que ces choses sont en elle-même, comme l'envisageait la philosophie mécanique, mais nous décrivons seulement comment les choses se comportent en réponse aux observations que nous décidons de faire. Par exemple ce que nous appelons un photon ou une onde est plus un évènement qu'une chose, et il n'y a plus de distinction précise entre les propriétés d'un objet et la facon dont il est observé. Cependant ces deux concepts, la particule et l'onde sont tout les deux valides dans leur domaine limité; les physiciens les disent complémentaires. Une erreure intellectuelle très commune est de confondre un concept avec la réalité qu'il représente, et de l'utiliser en dehors de son domaine de validité; en langage religieux c'est le péché de l'idolatrie." (Ch.3.11)

"The more the Universe seems comprehensible the more it seems pointless" (Stephen Weinberg) (Ch. 4.2)

 

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